L’échauffement pour tirer à l’arc

Il faut chauffer ses muscles pour éviter de se blesser ; mieux vaut le faire doucement, avec des mouvements amples et sans arc pour commencer.
Ce qui est important, c’est l’amplitude et non la vitesse.

Les mouvements:
Le cou : pencher la tête à droite puis à gauche, puis d’avant en arrière sans forcer, plusieurs fois de suite.
Les épaules : rotation des épaules, chacune leur tour, d’avant en arrière et d’arrière en avant, en faisant des mouvements de plus en plus amples.
Le bassin : procéder par rotation comme pour le hula hoop.
Les chevilles et les poignets : à échauffer par rotations internes et externes.
On peut aussi faire des sauts sur place, courir un peu et faire des étirements, le tout en douceur. Ces étirements servent aussi à détendre les muscles en fin de compétition.
Pour ceux qui veulent un document imprimable concernant l'échauffement.

Le tir décortiqué

La position

La position.

Il y a différents façons de placer ses pieds.
Une des positions est la position ouverte. Le pied arrière parallèle au pas de tir, le pied avant à un angle de 45°. Cette position permet d’être en équilibre stable, surtout s'il y a du vent. Les pieds doivent être écartés d'approximativement la largeur de vos épaules et le poids reparti également sur les deux pieds.

Les hanches restent ouvertes vers la cible alors que les épaules doivent être alignées avec la cible. Ceci créera une légère tension renforçant ainsi la stabilité de l'ensemble. Gardez les deux épaules aussi basses que possible.

La position

La position.

Il n’y a pas vraiment des règles pour encocher une flèche. Encochez la flèche de la manière qui vous convient le mieux. Essayez de faire toujours la même chose. Ça va devenir un rituel.

Placez la corde derrière la première phalange de l'index, du majeur et de l'annulaire. Prendre la corde aux deuxièmes phalanges empêche un lâcher propre. Utilisez une palette avec un écarteur afin d'être plus détendu.

On tire légèrement sur la corde afin de faciliter un placement précis de la main d'arc. La main d'arc doit être détendue, le pouce pointant vers la cible lorsque l'archer sera en position.

La position

La position.

La main doit être placée dans la position où elle finira sous la mâchoire lors de l'ancrage. La corde doit toucher mais ne pas écraser le bout du nez.

C’est maintenant que les problèmes commencent. Il faut avoir une idée précise de ce qu’on veut faire, et ne penser à rien d’autre. Respirez calmement afin d'aider à la concentration et à la détente du corps. Encore une fois, ces choses doivent finir par faire partie d’un rituel.

Comme on a tendance à se pencher vers l'arrière pour compenser la puissance de l'arc, il faudra s'incliner légèrement vers la cible une fois en position de mise en place de manière à compenser.

La position

La main.

Il est préférable de tirer sur la corde d'une manière franche plutôt que d’y aller doucement. Ceci aidera à mettre rapidement le coude de corde dans l'axe. Surtout, ne crispez pas le bras et la main qui tire. Le tir à l’arc est un sport d’endurance. Ne fatiguez pas de muscles qui ne serviront pas pour le tir.

Dès le départ, le viseur doit rester dans la partie supérieure de la cible. Dans le cas contraire, il faudra relever le bras d'arc pour placer le viseur dans le centre ce qui créera des tensions supplémentaires dans le bras d'arc. Ceci est un gaspillage d’énergie. Bien que nous nous servions pour ainsi dire que des muscles d’endurance, il faudra maintenant quand même contracter le triceps du bras d'arc pour garder l'épaule en position basse.

En pleine allonge, la main de corde doit se trouver sous l'os de la mâchoire.

Nous cherchons une position où l’avant-bras de la corde se trouve aligné avec la flèche. La main de corde doit être collée contre l'os maxillaire.

Les muscles du dos ne peuvent pas tout faire, donc en tirant sur la corde nous sollicitons des muscles des bras. Mais une fois en position de tir, basculez cette tension vers les muscles du dos. Le maintien est crucial pour être régulier. Encore une fois, on cherche à reproduire un rituel.

En ce qui concerne la respiration, il est souhaitable de respirer pendant la traction, et ensuite de laisser s’échapper la moitié de l’air pendant l’ancrage.

La position

Ce type de tir nécessite une autre page de conseils.

La visée doit démarrer seulement maintenant.

Le délai entre le maintien et le lâcher de la corde est d’à peu près une à trois secondes. Plus long, et on tremble, plus court… on risque de faire n’importe quoi. La visée n’est qu’une étape dans le tir.

La corde se libère en relâchant totalement les doigts. Il faut laisser la corde pousser les doigts hors de son chemin.

Et maintenant ? Ce n’est pas fini. Vous avez lâché la corde, mais celle-ci est toujours collée à la flèche. La traversée du plan d'arc fait donc partie intégrante du lâcher et n'est pas un mouvement additionnel sur lequel on peut faire l’impasse. Une bonne tension dorsale doit être maintenue une à deux secondes après le lâcher.

La photo à droite montre un ami anglais tirant un longbow de 150 livres, avec une flèche de 113 grammes pour un tir à 200 mètres. Il est évident que ce type de tir n'a rien à voir avec le tir Olympique.